L’ocre fauve de la flamme chancelante monte et réchauffe le plafond bas et gris au dehors. Les cuivres patinés brillent doucement à cette lumière incertaine. Il fait bon se pelotonner dans la lumière douce et se laisser aller à rêver.
Mes humeurs, bonheurs, malheurs, mes coups de cœurs, mes coups de colère, mes envies passagères...
Qui êtes-vous ?
- Jane Mésokè
- Citoyenne du monde, auditrice critique, gourmande de vie, indignée parfois, curieuse souvent, lectrice assidue toujours.
jeudi 11 novembre 2021
Une chronique de Marie Séraphine - Novembre violoncelle...
vendredi 5 novembre 2021
Ancrage
L’œil d’abord glisserait sur la moquette grise d’un long corridor, haut et étroit. Les murs seraient des placards de bois clair dont les ferrures de cuivre luiraient d’une chaude patine.
samedi 16 octobre 2021
M -
Migrations…
Soir ...
Le ruban d'asphalte s'étire nonchalamment sur le chemin du retour. Le soleil énorme et rond étincelle et pique les yeux, semblant redoubler de force, comme pour éviter l'échéance inéluctable de la fin de journée.
mercredi 6 octobre 2021
J'écris !
Brumes....
dimanche 19 septembre 2021
Les mots d'Emile : la clé
lundi 30 août 2021
Un vendredi soir
jeudi 26 août 2021
Baguenaudage et autres billevesées
Le vélo nonchalant, il
fait bon flâner le long des chemins. Pourquoi se hâter, la vie est bien trop courte !
Cueillir les parfums, regarder et observer ! Se saisir de ce moment fugitif qui sera
bientôt enfui.
dimanche 15 août 2021
À la Pointe de la Demoiselle
Les rochers
effilés sifflent tranquillement au vent mutin. La lande est couverte de son
duvet mauve et jaune. Au coucher du soleil majestueux, dans le ciel pur, les
mouettes planent et valsent toujours. Les vagues caressent paisiblement le
granit rose et gris. Dans ce monde minéral, la vie se dissimule partout.
Le flot
de promeneurs se fait plus discret au fil des jours, pour finir par se tarir presque
tout à fait. La mer jolie reprend ses droits petit à petit, les vagues
mugissent, le vent enfle et prend de la vigueur. Les écharpes de brume semblent
prendre plaisir à s’attarder aux matins tardifs.
Les
courlis cendrés prennent leurs quartiers d’hiver et se fondent dans le décor. Les
eaux tourbillonnent maintenant au gré des grandes marées. Les hommes se réfugient
derrière les murs épais des maisons basses.
La
gentille balade guillerette cède la place à une polyphonie puissante et sauvage,
les nuées épaisses prennent la couleur du plomb. Bientôt, il fera bon assister
au spectacle de la nature en furie, bien au chaud derrière les fenêtres closes,
et songer peut-être à ceux-là qui ne rentraient pas toujours de leurs saisons
de grande pêche, au début de l’automne.
Les
rochers chantent plus fort, l’air fraîchit. C’est septembre à la Pointe de la
Demoiselle.
jeudi 29 juillet 2021
dimanche 25 juillet 2021
s -
Sérénité
Les petits
bonheurs volés de ces jours très exceptionnels où je n’avais pas pu aller
à l’école du fait d’une quelconque maladie infantile. Du fond de mon petit lit
bleu aux bords hauts, j’écoutais dans la pièce voisine la radio. Je partais à
rêver, Ménie Grégoire dispensait des conseils dont je ne comprenais mot.
Le goût de
ces après-midis à deux dans la maison calme à des parfums de propre, ceux de la
serpillère passée pendant un moment de répit. Le bruit un peu étouffé du
repassage, aussi. Ma mère s’activait sans relâche. Pour elle, les journées et
les nuits ne comptaient pas assez d’heures !
Je ne me souviens
plus des symptômes qui devaient pourtant être suffisamment éloquents pour
justifier d’une absence scolaire ! On ne plaisantait pas avec ces
choses-là ! Je ne garde que la sensation de cette paix totale qui
m’habitait alors.
J’écoute
toujours la radio, souvent en repassant, et parfois, un
sourire me vient aux lèvres...
mercredi 21 juillet 2021
Un coup d’éponge
Alors voilà, c’est maintenant. Ouvrir la porte et entrer pour la
dernière fois. Comme une dernière caresse, venir effacer les traces de son passage.
Cela s’appelle aussi faire le ménage ! Mais il s’agit bien plutôt ici de
restituer une page vierge sur laquelle d’autres viendront poser leur marque.
p....
Périples.
37, c'est un joli nombre ! Ça en impose, ce n'est pas anodin, ça se remarque !
Il aura donc fallu 37 ans pour arriver au 12 !
A 18 ans l'envol, le premier pas hors du nid.
S'en suivirent 37 années d'itinéraires, de métiers différents, de rencontres multiples et diverses. 37 ans de voyages, à l'est d'abord, du sud au nord de la région, puis du département, de l'Europe aussi.
37 ans comme un viatique nécessaire. Pour d'autres, il suffit de 12 mois d'une année sabbatique !
37 ans d'identités plurielles, tout en restant la même.
37 ans de fortunes diverses, apparemment aléatoires. Autant de cheminements, de récoltes d'expériences, de cueillettes d'émotions, de construction. 37 ans, ça passe si vite pourtant, c'est long et c'est si court !
37 ans pour se trouver, se retrouver, puis sereinement, se poser.


