samedi 23 février 2019

Septembre....



1er dimanche de septembre, fin d’après-midi.
Le soleil tape fort encore mais avec le soir qui tombe, on perçoit les prémices de la saison à venir. A l’heure de rentrer, les bruits s’apaisent, la nature se range doucement.

Jeudi matin de bruine.
Faire le dos rond en compagnie du chat, rester sous la couette, encore, juste encore un peu.
S’installer au boudoir, mon rooibos du jour à portée de main, écrire sur le monde qui va, on ne sait où, mais vite ; bercée par la lumière des flammes dansantes dans l’âtre.

Aujourd’hui, flânerie en ville, à l’écoute de la vie, regard curieux et empathique sur les passants. Puis rentrer, s’asseoir et mettre en mots les émotions ressenties. Songer que, bientôt, l’urgence d’écrire se fera plus prégnante : la date de remise du manuscrit, certes encore lointaine, se profile pourtant.

Les hirondelles sont alignées, telles des pinces à linges sur un fil. S’imaginer l’une d’elles pour un départ vers des horizons lointains et méconnus.
Ecouter les cris des enfants dans la cour de récréation avant de se replonger avec délices dans le journal de Marceline Roux, « Vita Nova Solo », et « ne pas encore envisager que l’avenir s’étende au jour d’après ».

L’été ne veut pas abdiquer. Se laisser chauffer le dos au soleil en terrasse, lovée dans mon pull noir. Plaisir bousculé par la férocité des nouvelles, entre attentats et autres catastrophes meurtrières. Comment concilier en mots la douceur de mon coin du monde avec la férocité et la folie de l’époque ? Ni la caresse du chat ni mon rooibos favori (le numéro 4) ne m’y aident aujourd’hui.
Qu’à cela ne tienne, il est alors urgent de faire appel au remède suprême : savourer un Anjou rouge dans Mon verre de cristal de Bohème.
Les mots surgissent.

samedi 29 décembre 2018

Parce que tout n'est pas si simple...

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
…

Charles Baudelaire
Recueillement

lundi 24 décembre 2018

L'un s'est lassé, 
L'hirondelle, ailleurs, s'en est allée, respirer.

samedi 8 septembre 2018

Sur le chemin de l'école.... (ou foin de tout le reste !)

Sur le chemin de l'école, j'ai rencontré... trois chevreuils paisibles, un renard pressé, une belette affairée... et une petite fille qui dit "par contre..." d'un air sérieux et pénétré...

vendredi 13 avril 2018

Mes volets bleus...

Je les ai longtemps cherchés, si longtemps même, que je n'étais plus si sûre qu'ils existent quelque part. 
Aujourd'hui, je sais que je les ai trouvés depuis un certain temps déjà, peut-être pour longtemps.  Ils ne sont certes pas tout neufs, cabossés, malmenés par la vie. Ils ne ferment pas toujours juste, des fois pas du tout... mais ce sont les miens et ils savent me tenir chaud dans les moments de grande tempête...


mercredi 11 avril 2018

L'écriture comme thérapie...

Mes sherpas, mes mains tendues...

En regardant mes parents vivre peu ou prou, au jour le jour, plus ou moins la même journée, je me suis longtemps interrogée sur le sens de tout cela. Je ne suis pas bien certaine d'en savoir plus aujourd'hui, mais je sais que j'ai avancé et je sais à qui je le dois.

Vous tous que j'ai rencontrés à divers moments de ma vie et qui m'avez emmenée sur d'autres sentiers, plus loin (le hors-bord au soir tombant sur un lac d'Irlande, le parfum de la glycine sur le Forum à Rome), plus haut (le col de la Schlurt, ce jour de pluie de juillet, les pierriers dans cette autre montagne), plus profond (les longueurs au fond de la piscine)..., de ces instants d'envol où tout devient possible, de ces discussions sincères et profondes, de ces moments de vérité où l'on cesse de jouer à qui on est supposé être, de tout cela et de bien d'autres choses précieuses, je vous suis aujourd'hui si reconnaissante.

Vous m'avez aidée à me rencontrer, à me trouver un peu, peut-être.

Les uns et les autres, vous êtes repartis sur vos itinéraires, mais sachez où que vous soyez, que vous êtes dans ma vie comme autant de repères précieux qui m'aident et me poussent encore et toujours à faire le pas suivant. 

...

Le temps a passé, de nombreux printemps ont refleuris....

samedi 30 mai 2015

Si j'étais fonctionnaire.....

Pourquoi faut-il que la médiocrité, la facilité et la bêtise épaisse finissent toujours par triompher ! 

Entre une réforme qui taille en pièce la culture et l'amour de l'effort au nom d'on ne sait quelle pseudo chance donnée à tous, des argentiers "rationnalisateurs" très fiers de plastronner en expliquant qu'ils allaient mettre à bas des institutions muries et réfléchies avant eux et enfin des supposés dirigeants qui jouent les éoliennes en marchant allègrement sur tout ce qui les entoure, ce monde est devenu bien fatigant !

Je suis enfant de l'école laïque, républicaine et Nationale, issu d'une famille pauvre mais pour qui l'école et la lecture étaient une évidence ! Ce qui explique sans doute que j'ai le goût de transmettre cette exigence du travail, de l'effort, de l'envie de faire. 

J'aide au quotidien des élèves qui n'ont jamais appris à lire, et qu'on maintient pourtant dans les cours toute la journée, faute de ne savoir quoi en faire. On ne compte plus le nombre d'élèves qui en font plus rien à la maison, (depuis longtemps déjà) ni même en classe. Savez-vous bien qu'il est désormais normal (?) de voir un élève arriver et se coucher sur la table, la tête sur son sac pour finir sa nuit passée sur Saint Wikipédia - en cas de travail intense - , Google, Facebook et autres piliers de la Culture et de la Connaissance !!!
Pour peu que ces chères têtes blondes aient des parents "nouvelle manière", on vous demandera de cesser de les harceler et de les laisser à leurs petites activités, au lieu de tenter de les tirer vers le haut !  Sans même parler de leur mettre une mauvaise note qui, de toute façons, sera "harmonisée - vers le haut- en cas d'examen, de sorte d'arrondir les angles et les pourcentages de réussite !

Mais quelle est donc cette école du moindre effort, de la complaisance et du mépris ! Ne croyez pas pour autant que le professeur risque de s'ennuyer : les éoliennes ayant besoin de tourner, il se verra convoqué à des multiples réunions parfois (souvent) sur ses heures de cours pour créer un vent stérile autour de débats qui ne le sont pas moins ! 

Par ailleurs, la culture et l'intelligence n'étant plus de mise, l'école devra désormais se passionner pour le monde économique et du travail (chômage ?). Nous ne formerons plus de citoyens ni d'être pensants mais de bons ouvriers disciplinés et obéissants ! 

Relisons donc, pendant que cela est encore possible, des livres (vous savez, ces drôles d'objets bizarres qui n'ont même pas un écran qui s'allume et pas même une appli à télécharger !) tels que 1984 ou le meilleur des mondes. Big eye is watching you : cela s'appelle Google  et mène son petit monde par le bout de la géolocalisation !

Alors oui, si j'étais fonctionnaire, en faisant ce bilan, je me dirais que tout ce temps passé en plus du temps officiel, toutes ces actions menées à bien pour aider les uns et les autres, pour avancer, sans jamais se préoccuper d'une quelconque rémunération supplémentaire, tout cela n'est décidément plus de mise ! 

Je me dirais alors "à quoi bon" et je me mettrais à "fonctionner" :  Plus d'efforts, plus d'initiative, plus une minute de travail en plus en attendant peut-être des jours meilleurs où les éoliennes iront accomplir leur révolution sous d'autres cieux ou sinon l'heure de la retraite !

N'est pas Don Quichotte qui veut et le vie est trop courte pour s'épuiser face à de si médiocres individus !

C'était pourtant bien l'Ecole de la République !

samedi 10 janvier 2015

Face aux intégrismes et aux obscurantismes de tous poils, l'ignorance, la bêtise et la violence, nos armes de résistance massive : la culture, la lecture, l'écriture, l'éducation... les mots.....
Parler, dire, lire, écouter, échanger, toujours !

Pour commencer, ou continuer, la lecture du jour. Ce livre est déjà paru depuis longtemps mais sa lecture devient encore plus urgente aujourd'hui :




A lire, diffuser, dialoguer.....