vendredi 23 août 2013

Il n'y aura plus....

La Moon dort au pied du laurier, à l'ombre des framboisiers.
Il n'y aura plus de maou d'accueil le soir, plus de câlins aux coups de griffes parfois intempestifs le matin.
Mon petit guetteur  querelleur au caractère sauvage a perdu sa dernière bataille.
La maison est bien vide,

Dors, La Moon,  dors au pied du laurier, à l'ombre des framboisiers....

dimanche 20 novembre 2011

Bien sûr...


Bien sûr, la vie continue... Bien sûr, ce n'est là qu'une chose banale qui arrive tous les jours dans le monde entier.
Bien sûr...Après des mois de lutte pied à pied, après avoir eu si peur, après avoir tant souffert, elle est partie doucement un matin de novembre, elle s'est juste arrêté de respirer, enfin.

Alors, oui, c'est la vie. Oui, c'était inéluctable et plus que souhaitable depuis quelques mois...

Mais perdre sa mère c'est devenir orphelin à tout jamais. C'est le début d'une autre vie...

Plus jamais les petits coups de fils du dimanche, plus jamais les éclats de rire, plus jamais le village de mon enfance, plus jamais cette vie là...

Alors on ne va plus parler, on ne va plus pleurer... 

On va vivre et bercer sa peine, tenir à distance cette plaie ouverte en imaginant qu'un jour peut-être il sera possible de l'appréhender sans trop en souffrir.

On va vivre...

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » Rabelais 1532.



Lettre ouverte à un médecin de province et à tous ceux qui se reconnaîtraient dans ce portrait…


Faisons lui le crédit d’avoir été au temps jadis où il n’était que jeune homme encore, un médecin plein d’allant et d’enthousiasme, mû par les nobles paroles du serment d’Hippocrate.
« Dans toutes les maisons où j'entrerai, ce sera pour le soulagement des malades, me conservant pur de toute iniquité volontaire […] ».
Imagions qu’alors son seul souci n’était que de voler au secours de l’indigent et du malade sans défense. Quel noble art et quel beau métier !

Retrouvons le quelques années plus tard, confortablement installé dans sa bonne petite ville de province, côtoyant tout ce qu'elle compte de notables et de personnes importantes et bien-pensantes, engoncées dans leur confortable manteau de certitudes.
Il est toujours médecin mais passe davantage de temps qu’auparavant en colloques et réunions au milieu de grands savants de son acabit. Il se fait connaître par quelques écrits autour de son thème de prédilection. Il est sûr de lui, ne doute pas, cela serait sans doute par trop dérangeant.
Que diable, il a suffisamment vu de malades qu’on disait perdus et désorientés se retrouver autonomes et sains d’esprit par la seule volonté de leur bon docteur !
Quelle plus grande gloire que de savoir décrypter les vraies volontés, sincères et construites de manière cartésienne, de ce malade qui tantôt se disait certain  de se trouver dans une secte ou au centre d’un réseau de trafics divers.
Faut-il donc alerter les médias pour leur faire connaître le témoignage si cartésien et raisonné de ce malade ?

Ne pouvant croire à une totale perte de toute conscience professionnelle et humaine, gageons que certains soirs, après avoir consciencieusement renvoyé chez eux des malades qui n’ont pas eu la bonne grâce de bien vouloir mourir dans les délais impartis, notre bon médecin ne dort pas très bien. Souhaitons-le lui, tout du moins, ce serait là la preuve d’un reste d’humanité.

Quelle triste histoire que celle de ce preux combattant devenu aujourd’hui un triste comptable de province, ne trouvant d’autres façons d’étayer son absence d’arguments que par la mise en cause de la famille proche.

Pour terminer, nous ne pouvons que souhaiter à ce pauvre homme de se trouver dans quelques années, lorsqu’il sera vieux et malade, face à l’un de ses semblables. Alors, peut-être se souviendra-t-il de ces pauvres êtres qui avaient le tort de ne pas rentrer dans le cadre. Eux seront morts depuis longtemps, dans la solitude et la détresse requise, alors ces paroles qu’il a pourtant dû réciter un jour lui reviendront peut-être en tête :
 « Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité ».


Les citations entre guillemets sont extraites du serment d’Hippocrate, ancienne et nouvelle version.

samedi 21 août 2010

samedi 7 août 2010

"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous ne les faisons pas, c'est parce que nous ne les faisons pas qu'elles sont difficiles."

Soir d'été


dimanche 6 juin 2010

Réminiscence


L'air est immobile, figé dans la chaleur de ce milieu d'après-midi. Les stridulations des grillons, mêlées aux gazouillis des hirondelles composent une symphonie, ponctuée du piaulement des buses.  Ces ballots de paille soigneusement déposés semblent écrire une partition. Quelques flocons de nuages leur font écho dans ce ciel bleu d'été.
Les cloches qui tintent dans le lointain ramènent au monde des hommes et rappellent que bientôt viendra le repas du soir, savouré sous la voute étoilée et prolongé de jeux d'enfants dans la pénombre.
On s'endormira, ivres de liberté, avec en tête l'absolue évidence de l'éternité de l'enfance. 



Peut-on rencontrer une image ? Sans doute est-ce qui m'est arrivé. A la vue de cette photographie, une bouffée de mon enfance m'est revenue. 
Rendons à chacun ce qui lui appartient. Vous la trouverez sur le site suivant que je ne peux que vous encourager à visiter régulièrement   : http://photoclubsenonais.fr/galerie/index.php?/category/10


samedi 8 mai 2010

Les sentiers du galopin

Laissez-vous guider et vous en reviendrez avec les yeux qui brillent...

mercredi 17 mars 2010

Pause

Ce n'est pas une affaire à prendre à la légère.... 
C'est au dernier moment qu'il faut se décider, sans raison, sans motif valable et surtout sans aucune excuse. Choisir le lieu, y penser, s'y voir déjà... Ne pas céder à la tentation facile de la première table venue, ne pas hésiter à aller un peu plus loin. 
S'installer juste au bord d'une flaque de soleil, au point exact où les bruits de la vie deviennent des sons qui s'intègrent au décor. Se poser, commander un café, fermer les yeux, écouter de toutes ses oreilles et savourer au plus profond de soi ce moment magique du premier soleil. 
Le reste du monde n'est plus, la vie est suspendue à cet instant d'éternité, que vous faites durer une heure ou deux minutes...
Vous êtes le roi du monde et la vie peut continuer.


mercredi 3 mars 2010

Lui, il aurait dit :  "Je me souviens, c'était le 23 février 2010, il avait beaucoup plu le matin et ça a recommencé de plus belle le lendemain. Mais cet après-midi là, il faisait presque doux avec un beau soleil de fin d'hiver. "
...
Ce jour là, l'église était pleine et effectivement le soleil brillait sur le chemin du cimetière .

Notre père venait de nous quitter et notre enfance s'est définitivement envolée.






mardi 9 février 2010



Mal à l'aise

"Mes enfants sont de quatre origines différentes (un quart français, un quart...). Si je devais refaire ma carte d'identité, où devrais-je aller faire mes papiers ? Cela me met mal à l'aise" J'ai entendu ces propos ce matin et je les ai trouvés si justes !
Mal à l'aise, c'est exactement le terme ! Comment ne pas frémir à l'écoute du discours ambiant : "Si ces gens veulent s'intégrer, devenir français, qu'ils respectent la loi, aient un travail et vivent comme nous..." (de la bouche même du grand penseur du moment !) C'est amusant ! "Je ne veux plus qu'il y ait des guerres, je veux que tout le monde soit beau et gentil ". Cela pourrait à peu près avoir le même valeur, si ce n'est que les propos du dernier cité ont pour le moins de sinistres relents ! Oui, cela met très mal à l'aise.
A une époque, on entendait cela uniquement dans la bouche d'encartés vert de gris. Je me souviens même avoir vécu une scène où un "bon français de base de pure souche (au moins depuis ses grands-parents)" agressait une personne qui avait osé parler une autre langue, en dehors de la période touristique ! "Je suis français moi, madame !" C'était entre les deux tours de la présidentielle en 2002 et certains se sentaient pousser des ailes !
De grâce, ouvrons quelques livres, voyageons... L'histoire nous a laissé suffisamment de témoignages pour nous convaincre s'il en est encore besoin qu'on ne peut pas jouer impunément de ces thèmes. Personne ne sort grandi de ces aventures qui peuvent coûter fort cher !
Pour ma part, je me suis toujours senti plus citoyenne du monde que "Française" ou du moins telle que le portrait que l'on en fait actuellement, qui paraît si étriqué, replié sur soi. Les "autres" sont-ils si différents pour vous faire peur à ce point ! Peut-on encore aujourd'hui parler de la France terre d'asile ? J'aimerai le croire...

mercredi 27 janvier 2010

Millefeuilles et Petitpet !!!

Non, ce n'est pas le dernier juron du Capitaine Haddock !!!
Il s'agit là du fidèle valet du chevalier Hugues de Frémicourt juché sur son fier destrier ! A vous de restituer à chacun son patronyme !
Un "polar" médiéval pour les juniors dans lequel on suivra nos deux fiers héros dans leur quête de quelque improbable licorne par exemple ! Une lecture hautement recommandable à destination des 10-12 ans mais les plus grands ont le droit aussi !
Vous pourrez suivre leurs aventures dans trois volumes : Mystère et crapaudaille, Chevaliers de la licorne, et Rapt à Branchecourt, sous la plume de Yves Hughes.

dimanche 24 janvier 2010

"Je m'en remets au vent..."
Entendu ce matin : "Les IUFM ont sans doute été "carents" sur ce sujet."
Comme aurait dit Desproges, "pouf pouf" ou bien encore "étonnant non ?"

Je souhaite...

"Je souhaite dans ma maison : une femme ayant sa raison, un chat passant parmi les livres, des amis en toute saison sans lesquels je ne peux vivre." Le chat, Guillaume Apollinaire.

samedi 23 janvier 2010

Etonnant, intriguant...

A découvrir si ce n 'est déjà fait : Dans l'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon.

C'est juste une histoire qui ne se laisse pas faire tout de suite, il faut la mériter. Avancer coûte que coûte pour ensuite se laisser emmener avec tant de bonheur. Un parfait mélange de thèmes pourtant connus mais qui compose ici un ensemble harmonieux à dévorer comme un gâteau aux pommes, une fin d'après midi d'automne !

Eh bien, nous y voilà !!!

Après y avoir pensé, puis plus, puis à nouveau... de toutes façons, quel intérêt ? Personne ne le lira... et puis d'ailleurs je ne sais pas comment on fait.. Enfin grâce à un ami qui a crée le sien, me voilà sur mon blog "perso" où je peux mettre tout ce que je veux ! Nous vivons une époque formidable !
J'ai envie de vous raconter ici des petites choses qui font que la vie est parfois si belle, si étonnante, bouleversante, intéressante, fracassante et consternante.
J'aimerai aussi vous y faire part de mes énervements à l'encontre des "
énerveurs" de tous poils, empêcheurs de réfléchir en rond, véhicules d'idées reçues, si faciles à diffuser.
Enfin, voilà le pourquoi du comment, ou autrement dit "Sa raison d'être..."